Sidali DE SAINT-JURS

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vendredi 29 octobre 2010

Un cailloux dans le jardin

vive-la vie

Vive la vie c’est le nom que j’ai donné à cette sculpture réalisée en 1992 dans le collège Louis ARAGON de Roquevaire[1] et qui se trouve aujourd’hui dans l’enceinte du stade de la Destrousse petit village sur la route d’Aix-en-Provence. Si à l’époque j’ai fait le choix de prêter cette œuvre à la commune c’était pour saluer leur politique en faveur de la jeunesse. Il furent les premiers à créer un comité des fêtes composé de 80% de jeunes du village.

vive la vie

Les dimensions sont : 2m de haut, 1,65m de long et 1,15m de large pour un poids total de 7 tonnes.

Comme je suis plus artiste que gestionnaire je ne suis pas à l’abri d’un oubli ; peut-être ai-je laissé un cailloux dans votre jardin? Si c’est le cas merci de m’envoyer une photo en haute résolution pour l’intégrer à mon catalogue raisonné.

Notes

[1] Ont collaboré à cette œuvre : Yannick, Jean, Gérard, Philippe, Michel, les élèves…

samedi 17 juillet 2010

SAINT-JURS : Le Village de l'Apé

luby soirLe 26 avril 2006 - vous en souvenez-vous ? - je vous révélais une découverte unique au monde[1] ; depuis lors de merveilleuses choses s’enclenchent, s’associent, s’expriment, et s’harmonisent l’une l’autre.

Je profite de cette nouvelle publication pour remercier quelques personnes pour leurs encouragements : Gilles Adamo de la Chaine Thermale, Marie Barthelemy du site des conteurs d’Alsace, Jacques Goût du musée vivant de l’apiculture à Château-Renard, Jean-François Leroi de ProvenceWeb, Will du blog suburbanbeekeeper.com.

Vous et moi savons maintenant que la seule et unique voûte de l’Apé au monde se trouve ici à Saint-Jurs. Vous êtes également nombreux à me demander comment est ce village. Alors pour vous remercier de l’attention que vous portez à l’Apé j’ai pensé vous offrir à voir une carte postale de notre village. splendeur jour Je souhaitais également un slogan capable d’exprimer la particularité du lieu tout en nommant le village. Dans mon esprit s’est alors imposée l’idée que Saint-Jurs est “Le Village de l’Apé”. Dorénavant lorsque je parlerai de Saint-Jurs je rajouterai à mes mots “Le Village de l’Apé”.

Si comme moi vous souhaitez aider à une meilleure préservation de l’Apé. Si vous pensez qu’il n’est de pires endroits que ceux désertés par l’Apé. Alors pour que l’Apé soit toujours avec nous dites autour de vous que Saint-Jurs est « Le Village de l’Apé ».

MERCI à vous toutes et à vous tous.

Notes

[1] Voir le billet « Sous la voûte de l’Apé »

jeudi 3 juin 2010

Lévite de l’Apé

Dimanche 23 mai 2010 nous fêtions le cinquantième anniversaire de Jean-Pierre Brun. C’est à cette occasion que j’ai réalisé la première des 99 toiles de mon œuvre majeure. Un lien teinté de bleu indigo puis de jaune miel me relie à la famille de ce quinquagénaire.

Tracé à l'ongle

Sur la toile bleue j’esquisse de mes ongles les premiers traits comme l’on caresserait la terre. A la brosse jaune et orangée un arc j’ai tracé, passerelle d’amitié.

tracé de l'arc

Lumière sur l’ombre j’ai posé, jaune, vert, bleu, violet, voilà le tracé.

bleu vert jaune violet

tracés oubliés

Lumière et ombre opposées, seul face à mon chevalet il me faut piocher, creuser, chercher au centre de la terre, au centre de moi-même, quelques traits oubliés.

miroir

Touches à touches, pas à pas, franchissant les obstacles, remontant au pinacle ; miroir inversé qui donc est contemplé ?

Avettes au tabernacle, Apiculteurs gardiens de l’arche, Lévites seriez-vous ? Doigt et pinceau scellent le secret.

sceau du secret

L’Apé est l’architecte de toutes choses et messagère du Verbe créateur. Elle est la parole, le Nom, qui préfigure l’imprononçable Nom. C’est ce Nom que l’on invoque lèvres jointes, qui arrête le dard de l’abeille irritée, langue serrée entre les dents le silence s’unit à la parole.

Lévite

Naissance et renaissance, futur et passé sont maintenant tissés entre le ciel et l’Apé.

Crédit photos : Patrick CARNUS 23 mai 2010

vendredi 7 mai 2010

Aquarelle pour l'Apé

Camps

Les camps ou l’Apé ?

Alors que je quittais la Vallée de Roquevaire pour me rendre à Saint-Jurs, j’avais à l’esprit de remettre la main sur le dossier contenant 365 dessins que j’ai réalisés entre le 23 avril 2003 et le 22 avril 2004. Durant une année complète, chaque matin, à peine réveillé je réalisais « à l’humeur » un croquis au stylo bille pour ne pas avoir à gommer et ainsi assumer pleinement mon geste. J’ai bien retrouvé ce dossier, mais en cherchant j’ai remis aussi la main sur trois carnets de voyage que je croyais avoir perdus. Je les avais enfouis dans un recoin, car ils renferment 4 aquarelles qui m’étaient très perturbantes ; à cette époque, en 2005, je regardais un reportage sur l’hommage aux déportés et j’ai été frappé par la tristesse d’un groupe qui se disait révolté par le déni de la déportation des homosexuels. Je découvrais à cette occasion ce fait historique ainsi que l’obligation qui était faite à ces hommes de porter un triangle rose dont la pointe devait être tournée vers le bas.

Camp - Homo

Cette aquarelle faite sur le vif fut ma manière de reconnaître la déportation de ces hommes.

Camp - Tibet

Le fil barbelé évoque le “Om” son primordial, pour ne pas oublier l’oppression tibétaine.

Camp - Juif Camp - Islam

Ces deux dernières aquarelles beaucoup plus réfléchies expriment l’ambivalence entre le début du message révélé aux juifs et la fin du même message révélé aux musulmans.

lundi 5 avril 2010

99 toiles pour l'Apé dans le monde

L’Apé est la Paix

Eglise et château en ruine soleil couchantLe projet qui constituera mon œuvre majeure est de réaliser 99 tableaux de différentes tailles, de 10 cm à plus de 3 m de long. Une toile qui me tient à cœur concernera le Liban où durant le terrible déchirement que vécut ce pays les apiculteurs issus des trois religions en guerre n’ont pas participé au conflit et ont perpétué leurs échanges. Cette information je la tiens de M. Yvon ACHARD qui la tenait lui-même du président de la coopérative apicole de Beyrouth. Dans mon esprit cette anecdote m’a projeté des siècles en arrière à l’époque de l’Andalousie Céleste où durant 500 ans Juifs, Chrétiens et Musulmans ont littéralement coexisté, c’est à dire vécu côte à côte. L’histoire est pleine d’Orientaux et d’Occidentaux qui se croisent, se toisent, s’affrontent. La Voie de l’Apé, pratique que je partage avec tous les apiculteurs du monde entier, véritable méditation, constitue une voie médiane entre Orient et Occident, entre naissance du jour et début de la nuit. Il m’aura fallu trente années d’approche pour percevoir l’expression de cet univers et pour tenter de sentir son âme. Depuis peu, dans le murmure des ailes de l’Apé j’entends chuchoter un cri.

J’aime à penser que par le pouvoir des mots, le nom « l’Apé », l’abeille en italien, s’entend « la Paix », en français. Ma démarche replace l’abeille dans ce qu’elle est : le plus petit dénominateur commun entre les cultures, incluant bien sûr les religions.

Entreprendre ce voyage c’est d’abord choisir sa destination puis envisager son itinéraire et se mettre en mouvement.

En Occident on m’appelle Sidali DE SAINT-JURS, mon nom véritable vient de l’Orient. Je suis artiste et depuis 30 ans je réalise des œuvres dont l’abeille est l’élément central. Ma rencontre avec l’univers de l’abeille eut lieu, à l’image d’un pinceau vertical et perpendiculaire au papier, en plein midi.

Sidali DE SAINT-JURS
Ambassadeur de l’Apé

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